mardi 19 janvier 2010
Par Philippe Lauga,
mardi 19 janvier 2010 à 11:23 Blog Rubgy
Marc Lièvremont communiquera ce mercredi une première liste de trente joueurs qui se réuniront à Marcoussis le vendredi 29 janvier au lendemain de la prochaine journée de Top 14 qui se déroulera les mercredi 27 et jeudi 28 janvier. Cette liste sera ensuite réduite à 23 pour l’ouverture du Tournoi contre l’Ecosse, le 7 février.
Cette liste s’inscrit naturellement dans la droite ligne des tests du mois de novembre. C’était le choix du staff tricolore. Avant? Avant quoi? Avant la blessure de Maxime Mermoz. Avant la suspension de Julien Dupuy. Avant les blessures de Damien Traille et Fabien Barcella. Quatre joueurs cadres qui avaient leurs places bien au chaud. Pour les remplacer, ce sont les Toulousains qui sont pressentis aux postes de demi-de-mêlée, centre et arrière.
Arrière: centre à Biarritz, Damien Traille était le premier choix de Marc Lièvremont pour la dernière tournée. Principalement, en raison de la longueur de son jeu au pied, pour occuper le terrain. Les deux derniers joueurs à avoir été choisis à ce poste avant le Biarrot ont pour nom Maxime Médard et Clément Poitrenaud. Le premier a disputé les deux tests contre les Blacks au mois de juin 2009 et les matches du Tournoi 2009 contre le pays de Galles et l’Angleterre. Le second avait, lui, ouvert le tournoi contre l’Irlande et l’Ecosse.
Les performances de Clément Poitrenaud en décembre et janvier plaident en sa faveur. Maxime Médard a, toutefois, l’avantage de couvrir les postes d’arrière et d’ailier. Dès lors, une sélection des deux joueurs est possible.
Centre: l’association de Yannick Jauzion avec Mathieu Bastareaud semble la plus logique. Pour compléter la liste, ils sont trois pour deux places: le Perpignanais Marty solide au poste et les deux autres Toulousains Florian Fritz et Yann David.
Le premier n’était pas de la dernière tournée mais n’a jamais quitté la liste tricolore. Ses performances au Stade sont toujours régulières. Le second a été lancé dans le grand bain contre l’Afrique du Sud et a joué lors des trois tests. Mais l’ancien Berjallien a encore besoin de travailler, notamment la fin de ses actions (cf Stade - Clermont où il oublie de jouer extérieur après sa percée).
Demi-de-mêlée: en l’absence de Dupuy, le poste de titulaire semble revenir à Morgan Parra associé à François Trinh-Duc. Pour le seconder, Frédéric Michalak faisait office de favori jusqu’à ce que la rumeur Elissalde (pas vu en équipe de France depuis le 15 novembre 2008) se fasse de plus en plus insistante. Les deux hommes ont l’avantage de couvrir les deux postes (demi-de-mêlée et demi d’ouverture) et constituent donc des joueurs idéaux pour… le banc.
Des deux coéquipiers, c’est Elissalde qui a été titulaire le plus souvent (cinq fois contre trois) au poste de demi-de-mêlée cette saison au Stade. Michalak a, en fait, retrouvé ce poste au mois de décembre contre Cardiff. Ce jour là, Guy Novès avait fait le pari qu’en positionnant Michalak à la mêlée, ce dernier retrouverait l’équipe de France…
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mardi 12 janvier 2010
Par Philippe Lauga,
mardi 12 janvier 2010 à 10:54 Blog Rubgy
Il se passe toujours quelque chose au cours d'un Stade - Clermont, affiche incontestable de ces dernières années. Souvenons-nous qu'il y a deux ans, la rencontre avait été marquée par la grave blessure de Vincent Clerc et l'essai d'Aurélien Rougerie. Clermont s'était imposé au Stadium 23-11 mais avait perdu, en suivant, la finale au stade de France face à Toulouse. Le Stade aimerait y voir un présage pour cette fin de saison...
Pour revenir à ce Stade - Clermont, les débats ont été vifs hier dans les différents cafés des sports, sur les marchés ou aux machines à cafés des entreprises. L'objet des discussions n'est autre que la dernière pénalité accordée par M. Garcès aux Toulousains; un joueur clermontois venant sur le côté du groupé-pénétrant toulousain.
Comme nous l'écrivions hier dans notre compte rendu, les Stadistes peuvent légitimement se plaindre de l'emplacement de la pénalité car quand l'arbitre béarnais lève le bras pour signaler la pénalité, le groupé-pénétrant se trouve alors sur la ligne des quinze mètres comme l'attestent les images de Canal + qui diffusait la rencontre. Or, quand il revient à la pénalité après avoir laissé l'avantage (drop manqué de Michalak), M. Garcès alors placé sous les poteaux pour apprécier la trajectoire du drop, va trop loin et s'arrête à dix mètres de la ligne de touche. Une erreur que lui signalent tour à tour Jean Bouilhou et Frédéric Michalak.
Du coup, la pénalité du demi-de-mêlée toulousain est moins facile à tenter.
C'est assurément un fait de match que peuvent légitimement regretter les Toulousains mais pas le fait du match. Car rien n'indique que Frédéric Michalak (ou un autre buteur toulousain) aurait réussi la pénalité tapée à l'endroit exact de la faute.
Cela prouve que malgré son avance sur le football en matière d'arbitrage, le rugby ne sera jamais à l'abri d'éventuelles erreurs de l'arbitre. Il peut se tromper comme peuvent le faire les joueurs sur certaines actions, les entraîneurs sur leurs choix ou les...journalistes sur leurs commentaires.
M. Garcès a commis une faute d'appréciation. La commission centrale des arbitres restera toutefois magnanime. Ce n'est pas pour autant que larbitre béarnais sera invité à se ressourcer en dirigeant la rencontre Laruns - Jurançon, une des affiches du comité du Béarn le week-end prochain...
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lundi 11 janvier 2010
Par Philippe Lauga,
lundi 11 janvier 2010 à 15:07 Blog Rubgy
Enorme coup de gel sur le Stadium pour le Stade toulousain, battu pour la première fois de la saison à domicile, au terme d’un spectacle pour le moins agréable si l’on tient compte des conditions atmosphériques. L’issue est sévère pour Toulouse qui, à un moment du match, pouvait rêver du bonus offensif et qui laisse Clermont passer devant à dix minutes du terme. D’autant que les Toulousains ont réalisé l’un de leurs meilleurs matches depuis le début de la saison.
La première mi-temps ne laissait en tout cas pas augurer d’un tel scénario. Le Stade, emmené par un étincelant Sowerby aussi doué dans les airs que pour le jeu au pied, a effectué une entame tout autre que celle contre l’USAP au Stadium. Mais Elissalde a démarré par un 0 sur 3 au pied, ne permettant pas à son équipe de concrétiser sa domination. Ce qu’ils ne pouvaient faire au pied, les Toulousains l’ont alors fait à la main avec deux essais inscrits dans les vingt premières minutes. Le premier signé Sowerby trouve son origine dans une percée énorme de Servat bloqué sous les poteaux sur un ballon perdu par les Clermontois alors que M.Garcès avait laissé aux Auvergnats un avantage sur un en-avant toulousain. Sur le deuxième, Clerc venu à hauteur d’Elissalde a transpercé le rideau clermontois et a sprinté sur quarante mètres. La botte de son demi d’ouverture retrouvée, Toulouse tenait là sa première mi-temps de référence même si le score ne réflétait pas à la pause cette domination. En effet, Baï a permis de maintenir le cap auvergnat en inscrivant des points à chaque incursion de son équipe.
Le Stade a abordé la deuxième période avec les mêmes ambitions offensives. Mais ses intentions n’ont pas été payées de retour. A cet égard, il est regrettable que la formidable percée de David n’ait pas trouvé de conclusion heureuse parce qu’à la sortie de son action, l’ancien berjallien a oublié de servir Donguy sur son extérieur. En effet, cette occasion ratée a laissé Clermont en vie. Et les Toulousains allaient le regretter.
Les Auvergnats eurent tout d’abord deux occasions pour revenir à trois points; Baï et Floch manquant la cible. Mais ils réussirent à passer devant à dix minutes du terme grâce à un essai de Lavea venu à hauteur de Parra sur un regroupement. Le coup parfait. D’autant que le Stade eut deux balles de match à la dernière minute. Deux fois Michalak rata la cible de peu côté gauche. Sur la première, alors que son équipe avançait sur un ballon porté, il rata le drop. M. Garcès lui donna une deuxième chance sur une pénalité en revenant à la première faute. Pour le même résultat.
Mais les Toulousains pouvaient légitimement se plaindre de l’emplacement de la pénalité car, quand M. Garcès leva le bras pour la première fois, la pénalité était placée cinq mètres sur la gauche et aurait donc été plus facile à réussir…
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dimanche 10 janvier 2010
Par Philippe Lauga,
dimanche 10 janvier 2010 à 16:12 Blog Rubgy
Ce championnat version 2009/2010 ne nous épargnera vraiment rien. Des oppositions avec des clubs privés de leurs internationaux, des rencontres sous la canicule au mois d’août, des reports de matches en raison de la grippe A, des matches en semaine, une journée entre Noël et le nouvel an. Et maintenant, un match un dimanche soir à 20h45 durant le week-end le plus froid de l’année…
Et au milieu de tout cela, il faut maintenir le «spectacle» Top 14 et surtout pour les clubs faire comme si de rien n’était pour valider les objectifs d’avant-saison. On arrive donc à ce Stade — Clermont, sommet habituel de notre championnat. Encore un match crucial pour les Toulousains comme le furent les Toulouse — Cardiff et Toulouse — Perpignan, il y a peu. Pas de répit pour le Stade titrions-nous il y a quelques jours. L’axiome est toujours d’actualité avec la visite du vice-champion de France qui carbure comme un avion depuis son coup de fouet européen contre Leicester.
Pour le Stade, ce serait un match comme les autres s’il n’entrait pas dans le cadre d’une période à enjeu maxi. Guy Novès n’en fait pas mystère: «Les trois semaines qui arrivent constituent la période la plus importante de notre saison. Elles peuvent nous mettre dans d’excellentes conditions.» Trois semaines qui s’égrènent ainsi: réception de Clermont ce soir et double confrontation européenne (les Harlequins à Ernest Wallon et Sale à l’extérieur). Trois rencontres à gagner pour ne pas stresser durant la nouvelle période des doublons et pour disputer un quart de finale de Coupe d’Europe à domicile. Vous l’aurez compris, durant ces trois semaines hivernales, le Stade toulousain a vue sur le printemps.
Clermont répond aux mêmes préoccupations. À une variante près. Le club auvergnat qui a, également, des ambitions européennes (réception décisive des Ospreys samedi prochain), dispute cette rencontre à l’extérieur. Avec donc moins de pression. Du coup, l’équipe peut être encore plus dangereuse. Et si Clermont a laissé quelques joueurs majeurs à la maison dans l’optique européenne, la machine semble tellement bien huilée qu’elle ne craint pas un coup de gel ce soir au Stadium.
Dès lors, le Stade devra encore sortir le grand jeu.
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vendredi 8 janvier 2010
Par Philippe Lauga,
vendredi 8 janvier 2010 à 16:50 Blog Rubgy
Deux fois six lettres pour une aile explosive où il ne fera pas bon lézarder. Parce que quand les chemins de Donguy (28 ans) et Nalaga (à peine 23 ans) se croisent, la pelouse s’en souvient. Deux ailiers, deux fantassins qui avancent… comme des avions. Deux hommes prêts à faire basculer ce sommet habituel du Top 14.
Leurs statuts
Arrivé en 2007 en provenance de Brive, Yves Donguy a réussi le tour de force de se hisser au niveau des membres de l’équipe de France Cédric Heymans et Vincent Clerc. Cette saison-là, il a profité de la blessure de Clerc pour gagner du temps de jeu et s’imposer comme titulaire lors de la finale du Top 14 qu’il remporte contre Clermont. Napoleoni Nalaga est arrivé à la même époque à Clermont et enchaîne les matches lors du Tournoi quand Julien Malzieu et Aurélien Rougerie évoluent avec l’équipe de France. Il finit la saison en trombe et devient meilleur marqueur du championnat en inscrivant 16 essais en 14 matches. Il récidive la saison dernière et est élu meilleur joueur du Top 14.
Leurs saisons
Le Toulousain (dix fois titulaire en championnat) partage les rencontres avec les deux autres ailiers Cédric Heymans (12) et Vincent Clerc (10). Mais c’est en Coupe d’Europe qu’il a véritablement cassé la baraque. Il a notamment inscrit deux essais à Londres contre les Harlequins, permettant à son équipe de renverser une situation compromise. L’ailier clermontois, lui, est quelque peu en retard sur son tableau habituel avec seulement cinq essais marqués en championnat. Mais le Fidjien surgit souvent au printemps. Il est tout de même l’auteur d’une énorme prestation –comme son équipe– contre Leicester.
Qualités et faiblesses
Des qualités de finisseur et de plaqueur pour le Toulousain. Sans cesse en demande, toujours en recherche d’exercices pour progresser. Une petite faiblesse sur le jeu au pied et quelques pépins physiques qui ralentissent ses cycles de travail.
En face, Nalaga avance le raffut comme son arme la plus redoutable mais également sa vitesse et sa puissance physique. En contrepartie, la défense est parfois négligée et il n’a jamais été décisif lors des grands matches même s’il marque un essai lors de la dernière finale de Clermont face à l’USAP.
Leurs faces-à -faces
Ils sont au nombre de deux. Le plus important reste la finale 2008 au cours de laquelle Yves Donguy avait parfaitement muselé le Fidjien et avait effectué un débordement décisif pour l’essai de Médard.
L’an dernier, à Clermont, avantage Nalaga qui avait inscrit le seul essai de la rencontre permettant à son équipe de l’emporter(16-6).
La belle pourrait avoir lieu dimanche au Stadium si Nalaga est titularisé car on prête aux Clermontois l’idée de faire tourner.
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lundi 4 janvier 2010
Par Philippe Lauga,
lundi 4 janvier 2010 à 20:55 Blog Rubgy
Et de trois. Il aura donc fallu attendre le mois de janvier pour enregistrer la troisième victoire à l’extérieur du Stade cette saison. Elle prend d’autant plus de valeur qu’elle fut acquise chez une équipe condamnée à l’exploit et qu’elle s’inscrit dans un bilan comptable intéressant si l’on tient compte des résultats des autres prétendants au haut du tableau lors de cette journée (défaites de Perpignan et du Racing; match nul de Paris).
Toulouse privé au dernier moment de Jauzion (gastro-entérite) a construit patiemment son succès. Il faut dire que le Stade avait décidé de s’adapter aux conditions de jeu; la pluie n’ayant jamais quitté les acteurs de Jean Dauger. Problème: les Toulousains n’ont récupéré aucun des ballons hauts qu’ils envoyèrent dans le ciel bayonnais par l’intermédiaire d’Elissalde. Impossible d’espérer, dans ce cas-là, inscrire un essai. Ils s’en sont donc remis à la botte de leur demi d’ouverture, ouvrant les score sur une pénalité sanctionnant la domination de sa mêlée alors que les 15.000 Bayonnais étaient encore sous le choc de cet en avant sifflé par M. Pechambert...Mais les Basques étaient encore loin de l’essai. La suite des sanctions en mêlées fermées fut plus aléatoire et surtout au bon goût de M. Pechambert. Au grand désarroi des Toulousains qui pensaient dominer dans ce secteur.
Deux fois menés au score, les Bayonnais pleins d’orgueil sont à chaque fois revenus. Et le Stade, à trop vouloir occuper le terrain, oublia parfois de jouer quelques coups qui n’avaient rien d’improbables. C’est dix minutes après la reprise qu’il est parvenu à prendre pour la première fois six points d’avance. Assommé par les coups de patte d’Elissalde, obligés de partir de leur camp, les Bayonnais furent contrés à vingt minutes du terme, les Toulousains récupérant un ballon et provoquant une faute pour la pénalité la plus facile de la partie.
Avec neuf points d’avance, le Stade était à l’abri. Du moins le pensait-il. C’était sans compter sur un ultime sursaut d’orgueil des Bayonnais qui négocièrent très bien un côté fermé pour envoyer Fall à l’essai malgré Médard. Avec la transformation de Garcia du bord de touche, les Basques, qui n’avaient plus que deux points de retard, ont alors offert à leur public une fin de match à suspens. Ils ont, en effet, hérité d’une pénalité à quinze secondes du terme alors que les Toulousains essayaient de s’inspirer de la tactique des joueurs du Munster pour conserver le ballon jusqu’au coup de sifflet final. Mal selon M. Pechambert qui offrit donc la pénalité de la gagne à Garcia. La position (49 mètres en coin) ne lui permit pas d’être le héros du soir... Voilà l’Aviron est en détresse. Mais le Stade n’a pas d’états d’âme. Il a, lui, un autre statut à assumer.
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vendredi 11 décembre 2009
Par Philippe Lauga,
vendredi 11 décembre 2009 à 15:43 Blog Rubgy
Le match Biarritz - Stade Toulousain, de la 23e journée du Top 14 le 27 mars 2010, sera délocalisé au stade Anoeta de Saint-Sébastien, à 16h25. Le stade Anoeta de Saint-Sébastien, qui compte 32.000 places, avait déjà accueilli plusieurs matches du Biarritz Olympique, dont les quarts de finale de Coupe d'Europe de rugby opposant l'équipe basque à la province irlandaise du Munster en 2008 et à l'équipe anglaise de Sale en 2009.
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Par Philippe Lauga,
vendredi 11 décembre 2009 à 15:39 Blog Rubgy
La composition du Stade toulousain qui jouera à Cardiff a été dévoilée. Jean-Baptiste Elissalde n’a pas pris l’avion ce matin en direction de Cardiff. Il est resté à Toulouse pour se soigner. C’est la charnière de la deuxième mi-temps de Brive (Bézy-Michalak) qui officiera . Il s’agira du premier match européen de Nicolas Bézy. Au poste de pilier gauche, c’est Yohan Montes qui se voit offrir une chance. L’ancien parisien n’a été titulaire qu’une fois cette saison: c’était lors de la quatrième journée en championnat face à Bayonne.
L’équipe: Médard; Clerc, Fritz, Jauzion, Heymans; (o) Michalak, (m) Bézy; Picamoles,Sowerby, Dusautoir; Millo-Chlusky, Albacete; Johnston, Servat, Montes.
Rempl: Poux, Human, Lacombe, Maestri, Lamboley, Donguy, Poitrenaud, Bouilhou ou Skrela.
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vendredi 27 novembre 2009
Par Philippe Lauga,
vendredi 27 novembre 2009 à 16:57 Blog Rubgy
Pommevic. Le nom pousse au romantisme. Mais c’est de rugby qu’on parlera forcément. Situé entre Valence-d’Agen et Beaumont-de-Lomagne, le village a vu grandir Fabien Barcella. D’origine italienne. Ses grands-parents sont arrivés en France à l’âge de 1 an, dans les années 20. Fabien, lui, a vu le jour à Agen. Mais quand on parle rugby, c’est à Valence-d’Agen qu’il a été élevé. Avec tout le soin qu’on porte à la formation en Midi-Pyrénées.
L’élite, c’est au Stade toulousain qu’il a commencé à la côtoyer. Philippe Gleyse y fut son entraîneur en juniors Reichel. Une génération exceptionnelle (Millo-Chlusky, Lamboley, Durand, Baby, Fiorini, Duffau) championne de France contre Bayonne. Il se souvient l’avoir fait signer à la brasserie du Stade en compagnie du regretté Robert Labatut.
Parce que Philippe Gleyse est un homme du Gers, il avait particulièrement goûté ce jour-là l’authenticité de Fabien Barcella: «C’est le genre de type que j’aime bien. Un brave paysan doté d’une véritable passion. Le lundi matin, à 8 heures, il pouvait te réciter le Midol. De l’élite aux séries. Et particulièrement les séries. Un mec adorable humainement».
Aujourd’hui, Philippe Gleyse ne se dit pas étonné d’une telle réussite: «On savait qu’il pouvait progresser musculairement. Mais pour le reste, il a toujours été très doué techniquement, très rapide. Je me souviens d’une rencontre Stade - Colomiers sur le terrain d’honneur. Régis Bianco avait zigzagué sur toute la longueur du terrain. Un seul joueur avait pu le suivre et se porter au soutien pour marquer l’essai à cinq mètres de la ligne. Sur le bord de la touche, on se regardait tous car cet homme, il avait le numéro 1 dans le dos. Aujourd’hui, il a le profil d’un Califano. Capable de rester debout dans les contacts, de donner en tombant. Il est parfait dans le jeu que veut mettre en place Emile Ntamack.»
S’il fallait dès lors s’étonner de quelque chose, c’est de sa manière d’appréhender les événements. Jacques, son père, ne reconnaît pas toujours son garçon «un peu réservé, timide. Il me surprend. Il ne se met pas la pression. Quand je le vois parler à la télévision, il fait ça à l’aise. Ou alors c’est nous qui sommes un peu dépassés. Parce que c’est énorme ce qu’il fait.»
À Valence-d’Agen, en tout cas, c’est devenu «L’étoile de Valence.» C’est le surnom que lui a donné Sylvain Decon, talonneur à l’Avenir valencien. Lui aussi formé à l’école de rugby de Valence-d’Agen. Les deux hommes se sont redécouverts, épaules contre épaules, durant la saison de Fédérale 1 qu’ils ont vécue ensemble. D’amis, ils seraient devenus pipelettes à en croire l’épouse de Sylvain: «Ils passent des heures au téléphone ensemble.»
Fabien Barcella nous a confié récemment qu’il s’était reconstruit en Fédérale 1. Sylvain en est persuadé: «Le passage en Fédérale 1 lui a fait du bien. Il a pu se remettre psychologiquement dans le truc. Et puis, le fait de jouer tous les dimanches contre des joueurs expérimentés lui a permis de progresser en mêlée. Il avait besoin d’acquérir du métier, d’apprendre quelques ficelles. Nos dimanches en mêlée face à des équipes dures ont renforcé nos liens.»
Le rugbyman a évolué. Jusqu’à briser un jour au Stadium le pack des champions du monde faisant dire à Didier Retière, l’entraîneur des avants de l’équipe de France, cette phrase admirative: «Celui-là, c’est quelque chose.»
L’homme, en revanche, n’a pas changé. Et c’est ça également qui plaît dans notre sud-ouest où on aime les gens qui cultivent l’humilité et qui n’oublient pas d’où ils viennent. Sylvain peut également témoigner: «Sa manière de rester le même est exceptionnelle. Il est toujours taquineur, toujours bon vivant. Je n’ai pas constaté d’écart.» Histoire d’éducation certainement. Fabien a connu très tôt les valeurs du travail avec son père, artisan maçon depuis 40 ans: «Jusqu’à l’âge de 17 ans quand le rugby a commencé à devenir sérieux pour lui, il venait m’aider pendant les vacances. C’était pas un fainéant. Il ne rechignait pas à se lever à 6 heures.» C’est peut-être là, qu’il a appris, à construire, brique après brique, son succès.
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jeudi 26 novembre 2009
Par Philippe Lauga,
jeudi 26 novembre 2009 à 15:27 Blog Rubgy
Remplaçant contre l’Afrique du sud (pour la première fois qu’il est dans le groupe France); titulaire à l’arrière contre les Samoa, le Toulousain débutera cette fois à l’aile contre la Nouvelle-Zélande. Pas de quoi perturber le jeune homme qui s’était livré à une sévère autocritique la semaine dernière. Il fêtera sa quatorzième sélection face aux Blacks contre qui il a toujours perdu en équipe de France de jeunes avant la victoire à Dunedin au mois de juin.
Votre non sélection contre l’Afrique du sud est-elle définitivement oubliée?
C’est vrai que j’ai eu un pincement de ne pas être titulaire contre les champions du monde chez moi au Stadium. Disons que c’est digéré mais pas tout à fait...
Que va changer votre sélection à l’aile par rapport au poste d’arrière?
Beaucoup de choses dans le jeu. Au niveau des relances par exemple. Disons qu’au poste d’ailier, on est plus finisseur que relanceur. Si j’arrive à mettre les deux ensemble, c’est bien. Je m’attends également à prendre des coups de pied de Dan Carter. En plus, il revient fort. Il va falloir beaucoup de communication entre les deux ailiers et l’arrière pour ne pas laisser Damien seul à l’arrière.
Quel est votre sentiment d’avant-match?
Il n’y a pas de question à se poser. Nous avons des arguments à faire valoir. Mais c’est sûr qu’ils sont énervés après leur défaite à Dunedin.
Que vous inspirent les Blacks en général?
Cela reste les meilleurs du monde. J’ai en mémoire lors de la dernière tournée un entraînement dans un collège. On regardait jouer les petits jouer et certains faisaient des passes de 50 mètres. Après, par rapport au match de Marseille, ils récupèrent en plus Mc Caw et Carter.
Comment allez-vous gérer le haka?
Je crois qu’il n’y a pas de préparation particulière. Il faut les regarder dans les yeux et montrer qu’on est présent. A Dunedin, j’avais choisi de regarder Nonu. Mais j’ai vite changé car il avait l’air très méchant. J’avais pas pris le bon. J’ai changé, j’ai pris le 9.
Au moment du haka, le match a déjà débuté?
Il ne faut pas laisser trop de plumes devant le haka tout en montrant qu’on est là. Cela représente tellement de choses pour eux qu’ils sont à 200 %. Mais pour nous, il y a cette excitation de les jouer et d’être à Marseille dans cette ambiance foot.»
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mercredi 18 novembre 2009
Par Philippe Lauga,
mercredi 18 novembre 2009 à 18:32 Blog Rubgy
Le premier doublon du Top 14 est programmé ce week-end. Un week-end international (Angleterre -Nouvelle-Zélande; Pays-de-Galles - Argentine; Italie - Afrique du sud; France - Samoa; Irlande - Fidji; Ecosse - Australie) est donc programmé en même temps que la 13 ème journée du Top 14.
Un télescopage du calendrier que beaucoup d'entraîneurs et présidents du championnat le plus côté du monde ont dénoncé comme une «absurdité» depuis l'élaboration du calendrier.
Pour certains clubs, le handicap sera important. Et une affiche entre Castres et le Stade toulousain sera bien évidemment faussée.
Nous avons établi le classement des clubs privés de leurs internationaux ce week-end.
1 - Stade toulousain (11): Millo-Chluski, Dusautoir, Picamoles, Jauzion, David, Clerc, Medard (France), Johnston (Samoa), Albacete, Vernet-Basualdo (Argentine), Ahotaeiloa (Tonga).
2 - Clermont (10): Domingo, Bonnaire, Lapandry, Parra (France); Ledesma, Scelzo (Argentine), White (Ecosse), Williams (Samoa), Bai, Nalaga (Fidji).
3 - Stade français (9): Marconnet, Szarzewski, Papé, Dupuy (France), Roncero (Argentine), Haskell (Angleterre), Southwell (Ecosse), Parisse, Mi. Bergamasco (Italie)
4 - Perpignan (4): Mas, Guirado, Marty (France), Tuilagi (Samoa)
5 - Toulon (4): Fernandez-Lobbe, Lozada (Argentine), Wilkinson (Angleterre), Lamont (Ecosse)
6 - Bayonne (3): Fall (France), Perugini, Gower (Italie)
7 - Biarritz (3): Barcella, Traille (France), Carizza (Argentine).
8 - Brive (3): Agulla (Argentine), Thompson, Goode (Angleterre).
9 - Racing Métro (3): Chabal (France), Orlandi (Argentine), Qovu (Fidji).
10 - Montauban (2): Campos (Argentine), Delasau (Fidji).
11 - Albi (1): Borges (Argentine)
12 - Castres (1): Tekori (Samoa)
13 - Montpellier (1): Trinh-Duc (France)
14 - Bourgoin (0).
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lundi 16 novembre 2009
Par Philippe Lauga,
lundi 16 novembre 2009 à 17:02 Blog Rubgy
Le reggae et le rugby peuvent-ils faire bon ménage? Peut-être dans une troisième mi-temps. Mais Schalk Burger et Ras Dumisani ne la passeront certainement par ensemble si l’on se fie à l’œil noir que le grand méchant blond a jeté au gentil reggae man juste après l’interprétation de l’hymne sud-africain par ce dernier vendredi soir au Stadium.
Ras Dumisani, qu’es aco? Lui se définit comme «le plus grand reggae man d’Afrique du Sud.» Le staff et les joueurs sud-africains ne l’entendent pas de cette oreille et crient à l’attentat. De Peter de Villiers: «L’hymne sud-africain n’a pas été respecté et a été chanté par quelqu’un qui ne chantait pas bien… Il ne le connaissait pas vraiment» à Victor Matfield: «La manière dont l’hymne a été chanté était risible. Même les Français ont rigolé».
C’est clair, selon eux, le Nkosi Sikelel’iAfrika (l’hymne national sud-africain), c’était Dumisani rien comprendre… Lui justement ne comprend pas les critiques: «Personne ne m’a dit avoir été contrarié. Quelqu’un est même venu me voir pour me dire que j’avais vraiment bien chanté. Tout le monde au stade me l’a dit. Et l’hymne sud-africain est mon tube depuis que je suis gamin. Comment pourrais-je ne pas en connaître les paroles? Mais bon, chacun ses goûts»
Une chose est sûre en tout cas, le morceau de bravoure qui tourne déjà en boucle sur internet, n’était pas une tentative de déstabilisation des Boks par la FFR. Jo Maso s’est empressé de dédouaner sa fédération: «C’est l’ambassade d’Afrique du Sud qui a proposé ce garçon et on a respecté son choix.»
Il reste que les Boks auraient quand même pu s’inspirer du titre du dernier album de Ras Dumisani. Il est intitulé «Resistance»…
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samedi 14 novembre 2009
Par Philippe Lauga,
samedi 14 novembre 2009 à 21:48 Blog Rubgy
Le tour d’honneur des Bleus venait de débuter quand le public du Stadium se prit à reprendre en chœur Aznavour et son «Emmenez-moi». La destination de cette invitation au voyage ne pouvait être que la Nouvelle-Zélande qui accueillera la prochaine Coupe du monde. Car à deux ans du rendez-vous, la France a idéalement lancé son compte à rebours. Surtout dans la manière qu’elle a employée pour dominer l’Afrique du sud. Notamment en deuxième mi-temps où le pack français a démoli son adversaire en mêlée et sur des ballons portés à partir d’un engagement physique digne des champions du monde en titre. A l’image d’un Fabien Barcella impérial sur toutes les phases de jeu (mêlée, rucks) et d’une fraîcheur incroyable avec deux percées façon Califano dans les dix dernières minutes. A l’image également du début de match des Bleus entamé façon Boks en remportant deux duels individuels sur la même action: Picamoles qui envoya rebondir Burger puis David son centre sud-africain.Secoués, les Boks l’ont été pour de bon; ses deux monuments en deuxième ligne (Botha et Matfield) devant tour à tour quitter provisoirement la pelouse pour se faire soigner.
Les Sud-Africains ont inscrit tous leurs points en première période. Ils furent toutefois gênés par le pressing défensif des Bleus et se révélèrent moins efficaces que d’habitude dans le jeu au pied offensif . Peut-être en raison d’un manque de maitrise du vent qui soufflait alors en leur faveur. Obnubilés par le jeu au pied, les champions du monde ont même lâché une occasion en or au quart du match quand sur un renversement de jeu, Smit joua les demi d’ouverture en voulant assurer une passe au pied pour son ailier...Le pack vert tenait alors encore la route et Brussow avait débuté son travail habituel de l’ombre grattant quelques ballons précieux. D’ailleurs, c’est sur un de ces ballons que la France dut concéder un lancer à cinq mètres de sa ligne. Le lancer de Servat, qui s’était déjà perdu une fois en fond de touche quelques minutes plus tôt dans les vingt-deux mètres boks, s’égara une nouvelle fois en fond d’alignement. Une aubaine pour Smit et l’Afrique du sud.
Un cadeau comme on en fait plus à ce niveau et dont le seul mérite fut de jauger la capacité de réaction de l’équipe de France face aux maîtres du réalisme. Elle fut immédiate et donc rassurante avec un splendide essai en suivant: percée de Barcella, croisée pour Nallet, redoublée Mermoz-Dusautoir, justesse de Trinh-Duc sur une passe volleyée et sprint de Clerc après la montée en pointe de Habana. Une pénalité de Dupuy plus tard, la France avait fait l’essentiel: ne pas être décrochée pour la deuxième mi-temps qu’elle aborderait vent dans le dos.
Le pack français démarra alors son entreprise de démolition sur des mêlées et des ballons portés à partir de touches. Mis sur le reculoir, le pack sud-africain arma bien involontairement le pied de Dupuy sur des pénalités. Et la précision du demi-de-mêlée tricolore récompensa le travail méritoire de ses avants, lançant les Français vers un succès qui devenait inexorable et qui aurait pu être encore plus flatteur en terme de score. L’équipe de France aurait en effet mérité de passer la ligne sur plusieurs actions dont l’une enflamma le Stadium. Née d’un ballon de récupération, l’action se termina hélas par un en avant entre Trinh Duc et Marty à cinq mètres de la ligne adverse. Mais déjà les Boks étaient à genoux. La fraîcheur des remplaçants français permit de finir le travail. Les champions du monde ne purent jamais se relever. Cette fois, ce sont les Français qui avaient les marteaux et les masses en mains...
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vendredi 13 novembre 2009
Par Philippe Lauga,
vendredi 13 novembre 2009 à 18:27 Blog Rubgy
2011. Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. La date est réservée. Par rapport à l’équipe de France de football, c’est déjà un avantage.
Le temps est toutefois compté pour une équipe de France de rugby qui entend acquérir un maximum de certitudes avant un tel événement. Chaque test-match d’un tel niveau va la rapprocher du niveau qu’elle doit atteindre pour prétendre au titre de champions du Monde. Ou l’en éloigner… Car elle en est là, cette équipe de France. Capable d’exploit comme celui de cet été en Nouvelle-Zélande. Mais toujours en recherche de continuité (deux défaites ensuite contre l’Australie même si les Bleus étaient au bout du rouleau après une saison trop longue).
Une situation que son nouveau capitaine Thierry Dusautoir traduit ainsi: «L’objectif est de continuer à progresser. Cela commence par battre un peu plus régulièrement les nations du sud. Et j’espère qu’un jour, quand l’équipe de France battra une nation du sud, on arrêtera de parler d’un exploit.»
Il n’y a donc pas que la continuité du jeu. Une série de trois victoires lors des tests matches de cet automne (Samoa puis les All-Blacks à venir) serait le signe d’une équipe ayant franchi un cap. Un signe de maturité.
Seulement voilà, comme il y a toujours des champions au Stadium, ce sont les maîtres du monde qui serviront tout d’abord de révélateur à ce quinze de France. Avec l’idée du combat comme fil rouge de la soirée. Du physique, encore du physique, toujours du physique. Une forme de rouleau compresseur qu’on croit empêcher d’avancer et qui, finalement, vous roule dessus, vous laisse en miettes. Sauf si vous avez les bons outils pour enrayer la belle mécanique (lire ci-contre). Marc Lièvremont a la conviction d’avoir un plan pour parvenir à ses fins. «Il leur arrive de perdre» affirme-t-il à propos des Boks. C’est sûr. Mais pas souvent. Dès lors, si les champions du monde sortaient vaincus du Stadium, la France aurait alors assurément grandi.
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Par Philippe Lauga,
vendredi 13 novembre 2009 à 18:23 Blog Rubgy
Il danse avec les géants. Ceux du Stade toulousain depuis le début de la saison. Et depuis lundi, ceux de l’équipe de France qui ont rendez-vous ce soir avec les… géants verts de l’Afrique du sud.
C’est l’histoire d’un itinéraire presque irrésistible d’un jeune joueur qu’on n’attendait pas si haut tout de suite. Retour en arrière. Lors de son arrivée à Toulouse, cet été, le jeune berjallien nous confiait: «Le nombre d’internationaux au Stade donne envie de se dépasser. Il ne faut pas être trop spectateur. Il faut faire sa route.» Trois mois plus tard, la route le conduit à… Toulouse. Mais en bleu cette fois. Presque une première tant la vraie première semble loin (France — Italie, le 9 mars 2008).
Une sélection dont il fut le premier «surpris. Je m’attendais à rentrer à Toulouse lundi avec les joueurs non retenus.» Au lieu de quoi, c’est le dinosaure Yannick Jauzion, son partenaire de club, 61 sélections en bandoulière qui a pris la Navette.
Ses qualités d’appui, de puncheur ont fini par convaincre Marc Lièvremont, un temps tenté par la complémentarité de la paire catalane Mermoz-Marty. «Cela fait partie des options sur lesquelles on a le plus réfléchi. On a choisi l’explosivité et la robustesse de Yann David pour rivaliser avec le combat que va nous proposer l’Afrique du Sud. Sa solidité nous paraît importante pour la bataille du milieu de terrain.»
Perforateur, perceur, démolisseur, destructeur c’est tout le vocabulaire du parfait artisan qui sied au jeu du jeune homme. Mais ce dernier ne pourrait voir plus haut s’il se cantonnait à ce seul rôle. Sa force de pénétration doit servir aux autres. Il doit y avoir une vie après la pénétration… Et depuis quelques mois, le joueur a déjà appris dans le domaine où il péchait jusque-là le plus, à savoir faire jouer après lui. Il en est conscient: «Depuis mon arrivée à Toulouse, j’arrive davantage à faire jouer après contact pour privilégier la continuité du jeu. Disons qu’avant, j’avais davantage les œillères.»
Et ce soir, au Stadium, il comprend que le défi physique attendu ne devra pas exclure une pointe de créativité: «Les Springboks aiment le rentre-dedans. Mais il faudra aussi les surprendre, savoir varier le jeu au bon moment.»
Parce qu’il n’a que 21 ans, le jeune homme est nécessairement perfectible. Le temps joue pour lui au Stade toulousain. Au contact d’autres internationaux et avec le savoir-faire du staff. Philippe Rougé-Thomas témoigne: «Il a eu quelques petits pépins musculaires qui l’ont empêché de davantage travailler et progresser car parfois durant la semaine, il n’a pas pu s’entraîner normalement. C’est un joueur en pleine construction avec d’énormes qualités physiques et une bonne lecture du jeu. Au Stade, il est entouré de bons joueurs et il va continuer à progresser parce que c’est un joueur intelligent qui manifeste cette envie d’apprendre.»
Et une rencontre contre les champions du monde ne peut constituer qu’une formation accélérée.
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